Par bien des aspects on peut dire que l’échec de la politique de force menée par l’Elysée depuis 2007 a été l’un des facteurs qui ont présidé à la mise en place d’une nouvelle stratégie : nourrir les tensions plutôt que les éviter, mener l’agenda (au sens d’imposer dans l’instant médiatique une réponse afférente du camp adverse…) et en profiter pour agiter des écrans de fumée. Des leurres qui démontrent que la Presse devient au traitement de l’information peu ou prou ce que le cataplasme demeure à la jambe de bois.
Tel une arlésienne, le débat sur la « burqa » escamote celui sur l’identité nationale, tout reste soigneusement esquissé mais convaincant.
Le 27 janvier dernier, L’UMP a provoqué l’indignation du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) à cause d’une photo représentant 3 jeunes français d’origines africaines, et qui a servi d’illustration au thème de la lutte contre la délinquance sur le site officiel du parti du Minarque, n’en déplaise aux auvergnats…
Alors que penser lorsque la majorité est sollicitée pour porter aux nues non plus le courage de l'idée mais le racolage du suffrage. Du minaret à la « burqa » en passant par le bon banania, le tir électoral chasse bas mais malheureusement juste. Car après tout, si ce genre de "dérapage" trouve audience auprès des masses, c'est qu'il chatouille tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Le sous-entendu politique de telles manipulations reste que le Gouvernement juge opportun de sortir une nouvelle fois « les loups » en vue d’élections régionales qu’il place à l’échelon national.
Au niveau local, les représentants de l’UMP se contentent de ghettoïser certains quartiers afin de ne pas choquer le touriste dans sa démarche spirituelle. Depuis que la droite a repris le pouvoir à Lourdes, la jeunesse est oubliée, les équipements structurels manquent et ceux déjà existants attendent des réparations.
Le pacte fiscal instigué et maintenu quelques temps par JPA à cause des pertes abyssales causées par les mandats « Douste-Blazy » a été rompu pour quelle raison ?
A cause d’une gestion calamiteuse des deniers publics et d’un manque de responsabilités d’élus s’autoproclamant bons gestionnaires…
J-P Artiganave n’a pas hésité lors des municipales de 2008 à jouer la carte de ladite « ouverture » en enrôlant l’ambitieux ex-socialiste Michel Rebollo, afin de muscler son tropisme gauche pour une efficience quant à elle toujours à l’étude.
La cité mariale subit à l’heure actuelle les affres du « après moi le déluge », voyant son niveau d’aménagement urbain baisser à tel point que l’adjoint ès-travaux devrait envisager l’auto- flagellation.
Que dire de la multiplication des ronds-points et autres joyeuses réalisations de notre Nijinski de l’équerre ? A-t-il des parts dans une entreprise dont l’activité est dédiée à la signalétique routière ?
A autre adjoint, autre question : Comment peut-on expliquer qu’avec un metteur en scène/adjoint de la trempe de Michel Azot la ville soit dépourvue d’un cinéma ad hoc ?
La politique anti- sociale poursuivie à l’égard des services publics et des territoires et relayée par les élus de droite locaux, n’est pas indépendante de l’équation qui régit la grille d’analyse de leur parti, l’UMP.
Le désengagement de notre Maire sur le démantèlement du service public hospitalier dégage une symbolique dédaigneuse et trahit un profond manque d’ambition pour notre ville.
Et pourtant, le socle structurant qu’incarnent notre système de sécurité sociale, notre modèle de retraite par répartition, notre fonction publique territoriale et d’Etat qui assurent un maillage national exhaustif et nécessaire ; et ainsi nos services publics -tous proches d’un chaos orchestré par un Minarque à la nostalgie thatchérienne- constituent pour majeure partie Notre identité nationale.
Erigée en politique, la communication a depuis quelques temps remplacé l’action, l’initiative et le débat partisan, comme en témoigne son dédale choisi de gesticulateurs professionnels au jeu de scène compliqué.
Joseph Castelbajou |