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La Grotte des Sarrazins

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La Grotte des Sarrazins



Lourdes-Entre_des_grottes_des_SarrasinsOn oublie trop souvent que la ville s'est bâtie autour d'un piton rocheux (sur lequel a été construit le château-fort) et dans une cuvette issue du creusement opéré par un glacier (Gavarnie) lors de la dernière phase de la glaciation de Wurm (50 000 à 12 000 BC), puis par le gave lui-même après la fonte du glacier. Le sud de la cuvette ainsi creusée est dominé par les massifs calcaires karstiques, à dolines et cavités, du Pic du Jer et du Béout, séparés par la vallée du gave de Pau. La cuvette elle-même est parsemée de grottes et d’anfractuosités rocheuses…

S’il y a une grotte qui a fait fantasmer jadis, de nombreux enfants de Lourdes, c’est bien celle des Sarrasins. Ils imaginaient un tunnel secret, allant jusqu’au château fort. C’est par ce tunnel que les Sarrasins avaient certainement dû prendre le dit château comtal. Mais pourquoi donc Charlemagne, en venant faire le siège de Mirambel, n’avait-il pas utilisé ce souterrain ? La question restait sans réponse.Lourdes-grotte_des_Sarrazins

En fait, peu de gens connaissaient la présence de ce tunnel rocheux jusqu’en février 1926. C’est à cette époque que des ouvriers des carrières locales arrachant des pans de pierre de Lourdes, du massif de la rue des Pyrénées, découvrirent ces anfractuosités. Profondes de 800 mètres, elles ne possédaient pas de stalactites. Situées en plein centre, avec un peu d’imagination, on pouvait attirer de nombreux touristes. Appelée grotte (s) des Sarrasins et doublée d’une belle entrée de pierres apparentes, la grotte attira rapidement un nombreux public. Malheureusement des litiges concernant l’appartenance du terrain de l’entrée, entre plusieurs propriétaires, obligèrent le tribunal en 1965, à faire fermer le site. « Ce n’est pas une grande perte pour le tourisme. » nous assène Pierre Boulanger. (1)

Récemment, un Lourdais en reprit l’exploitation en mettant en valeur ses trésors: sa source, ses galeries, draperies et cristallisations. Mais faute de clients, il a dû refermer définitivement les portes. Semble-t-il.

(1) Journaliste-spéléologue.

 

 

Jean Omnès

 

La Grotte(s) du Roy

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La Grotte(s) du Roy



LourdesAncien_panneau_des_grottes_du_RoyCette grotte que j’ai eue le privilège de connaître, se trouve au bas du vallon de l’Arboucau, en face des anciennes ardoisières de Batsurguère, au pied du soum d’Ech, proche du bois de Subercarrère (bois de Lourdes) et du terrain de tir et d’escalade. Elle communique avec un aven situé sur le flanc du soum d’Ech. Cette « crevasse » appelé gouffre de la Reine a fait l’objet de recherches approfondies, non terminées par le spéléo club de Lourdes. L’objectif : rejoindre la grotte située à 320 mètres en contrebas. Ca c’est pour sana avec son casque et sa corde(1).

La grotte, elle-même encaissée, est très accidentée et traversée par de nombreuses fissures laissant suinter des ruissellements d’eau qui se sont transformés en rivière souterraine. Le succès commercial aurait pu être au rendez-vous dès son ouverture, en 1912, si le propriétaire avait trouvé l’argent nécessaire pour aménager les passages dangereux. Il faut dire, que pauvre en concrétions, quelques artificielles avaient été rajoutées, cette grotte aurait vite rendu blasés les nouveaux arrivants d’après guerre, celle de 40. Après quelques accidents, suivis de procès, la faillite de ce lieu «témoin du déluge» était assurée. Mal aménagé et mal entretenue, surtout le réseau électrique, son exploitation a été interdite en, 1958. Le ruisseau a depuis été dérivé.
Aussi, le Groupe de Recherches et d'Activités Spéléologiques de Lourdes (GRAS) et le club alpin français (CAF) section Lourdes, en profitèrent pour approfondir l’exploitation spéléologique des quelque 3000 mètres de boyaux. En 1989, le groupe de spéléologie Batsurguère (GSB) utilisa la sécheresse exceptionnelle de 1989 pour explorer et topographier l’arrivée des principaux ruissellements.

Historique de l'exploration de la Groote du Roy sur le site du GRAS (Groupe de Recherches et d'Activités Spéléologiques de Lourdes)

 

Site internet du GRAS - Président Jean Pierre CASSOU, Résidence Bel Air, 45 Ch. de Lannedarré. 65100 LOURDES.

 

Jean Omnès

 

Les cavernes et "dolines" du Pic du Jer

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Les cavernes et "dolines" du Pic du Jer



Lourdes-picdujer-visite_des_grottesIl paraît que c’est en voyant le succès commercial remporté par le gouffre du Béout, que le directeur de l’époque du révolutionnaire téléphérique du Pic du Jer, Mr Bénit, le bien nommé, décida en 1956, de mettre en valeur les grottes composées de deux salles qui se trouvaient au sommet du pic, à près de 1000 mètres d’altitude. Le magnifique panorama classé alors deux étoiles sur le Michelin, ne suffisait plus à drainer les cars de touristes.

Il fit alors appel au célèbre spéléologue Norbert Casteret qui vint à Lourdes avec sa fille Maud (1). Ils étudièrent les cavités. Son rapport fut succinct : ces grottes, appelées improprement dolines (2) par Monsieur Bénit, n’avaient à ses yeux, guère d’intérêt. Qu’à cela ne tienne, la direction du Funiculaire agrandit les deux salles et creusa trois tunnels : le premier, de la gare à la première salle, le second, entre les deux salles et le troisième pour l’évacuation des pèlerins-touristes. Puis on aménagea à grands frais, l’ensemble avec une sonorisation dernier cri et des éclairages multicolores. On fit même venir de l’eau pour alimenter une petite cascade lumineuse. L’objectif : rendre le circuit ludique. On le compléta alors par des lampes au mercure qui rendaient les gens livides comme au musée Grévin alors en vogue, et à l’extérieur, par une galerie de miroirs déformants. Et le journaliste spéléologue Pierre Boulanger de conclure « Et le public rit, s’amuse, et s’en va, ravi et émerveillé. »Lourdes-Gare_infrieure_du_Pic_du_Jer

Pour être complet, on ne peut passer sous silence, la présence sur le site durant quelques années, après 1956, de mon regretté ami Pierre Pène. Il savait avec un humour débordant, faire rire les foules. Il terminait ses discours, après une énumération de tous les pics visibles de la table d’orientation : « Moi, personnellement celui que je préfère, c’est le pic… aillon. Par ici la monnaie messieurs-dames. » Et les francophones de se « bidonner. »

En 1981, l’archéologue Jacques Omnès signala que les restes d’animaux déposés au Muséum de Lyon, dont une hémi-mandibule de cheval, trouvés dans les puits, avaient une origine quaternaire.

Depuis peu, une association utilise les lieux pour fêter Halloween

 

Jean Omnès

 

Le Gouffre du Béout

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Le Gouffre du Béout




" Au sommet du Béout, visitez le gouffre de Lourdes- La plus prodigieuse découverte sur les hommes des temps les plus reculés- Pièces préhistoriques rappelant la vie des premiers hommes des cavernes - Des restes impressionnants d’animaux disparus - Des ossements soudés à la roche-Gouffre de 82 mètres de profondeur, avec un chaos merveilleux de rochers - Draperies de cristaux de l’époque glaciaire – Salles majestueuses et féériques – Accès facile au gouffre, même pour les personnes âgées et les enfants – Eclairages spéciaux – Guides – Ne quittez pas Lourdes sans avoir vu les fouilles du Béout dont on parle partout – Le spectacle le plus prodigieux !!! - Importante réduction pour groupes, militaires, enfants –Entrée gratuite à MM les Ecclésiastiques – A la gare supérieure : bar buffet. » Texte dithyrambique destiné vers 1970, aux pèlerins-touristes."

Il fallait bien vanter ainsi, le côté extraordinaire du site, face à la concurrence acharnée de son voisin, le Pic du Jer.

 

Historique du gouffre:
Un certain Monsieur Pèlerin (sic), devant le succès incontesté du funiculaire du Pic du Jer, construit à partir de 1898, après un accord de concession avec la ville, décida d’équiper de son côté, le mont du Béout (792 m), d’un téléphérique. Les travaux débutèrent vers 1930 pour se terminer en 1944. Le système du téléphérique était proche de celui du Plan Praz (1928) qui fut adopté en 1952, par le Val d’Isère. Si le Pic du Jer arborait fièrement une croix à son sommet, le Béout lui, sera surmonté d’une immense étoile éclairée par intermittence, la nuit. Avec 420 voyageurs (1) potentiels à l’heure, l’affaire pouvait être rentable (2). Mais cela ne satisfaisait pas son propriétaire. Il décida d’aménager le gouffre de 82 mètres, voisin de la gare supérieure. Après une demande de conseil à Norbert Casteret, et malgré le coût exorbitant du déblayage du puits, pratiquement colmaté depuis des millénaires, il engagea les travaux. En fait, il voulait profiter des grues et ouvriers qui terminaient la gare supérieure. Il fit extraire des tonnes de pierre et de terre pour atteindre les 60 mètres en 1939.

Lourdes-Beout-0149Les travaux interrompus par la guerre, reprirent après. Monsieur Pèlerin fit également creuser à flanc de montagne, un tunnel de 120 mètres de long pour arriver au fond de la cavité. Ce tunnel devait permettre aux touristes d’avoir accès au gouffre. Dans ce tunnel artificiel, fut exposé toutes les trouvailles récupérées lors du chantier. Ce qui permettait au guide, d’allonger la visite par un petit cours sur la préhistoire. L‘inventaire de ce matériel : haches, silex, outils etc., a été fait par Jacques Omnès archéologue. Voir plus avant.

Les visiteurs, après le Centenaire se firent plus rares ( 71 415 en 1964) et les normes de sécurité, plus draconiennes. En 2000, le Béout dut arrêter son exploitation. Les câbles furent démontés et la gare supérieure abandonnée. Le trou du gouffre fut fermé par une grille et l’entrée du tunnel par une porte blindée à la demande de la commune.

 

Richesse archéologique du gouffre:
Le gisement préhistorique inventorié par Jacques Omnès dans son ouvrage Préhistoire et protohistoire des Hautes-Pyrénées, 1987 page 117 et 118 indique un nombre certain de restes d’animaux : Renne, Cerf élaphe, Isard, Ours, Blaireau, Renard… Restes d’ « animaux souvent piégés »,

et « déchets culinaires. ». Des outils du néolithique : haches polies…, ainsi qu’une sépulture multiple.

A la fermeture du mini musée, notre archéologue, à la demande de la municipalité, a récupéré tout ce « matériel » pour le déposer au Musée Pyrénéen, où il se trouve actuellement, dans les archives.


Ci après coupe du tunnel –gouffre et proposition de balade. Hélas, je n’ai retrouvé aucune photo.
http://static.blog4ever.com/2009/09/353 ... 756188.pdf
http://www.ladepeche.fr/article/2003/08 ... Beout.html

(1) Cabine de 422 places avec 10 montées par heure.
(2) Le nombre de visiteur atteignit un pic de 112 390 visiteurs en 1958 (Centenaire).
Sources : Incidences économiques du fait de Lourdes. Mémoire Institut d’ Etudes Internationales, Jean Omnès, 1965. Guide des cavernes de Pierre Boulanger, N.E.L.,1970. Préhistoire et protohistoire des Hautes Pyrénées, inventaire, de Jacques Omnès, Association Guillaume Mauran, Société d’Etudes des Sept Vallées, 1987.

Jean Omnès

 

La Grotte de Massabielle

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La Grotte de Massabielle



S’il y a bien une grotte visitée et connue de par le monde, c’est bien la grotte de Massabielle.
En fait il s’agit surtout d‘un abri sous roche, d’une tutte appelée par les locaux la tutte aux cochons ( et non aux moutons comme certains ecclésiastiques la nomme). C’est en ce lieu, que la petite Bernadette dit avoir rencontré la Vierge 18 fois en 1858. Elle abrite depuis, une statue de la vierge exécutée en marbre de Carrare par Joseph Fabish, professeur des Beaux-Arts à Lyon, et ce d’après les indications de Bernadette qui ne reconnut pas son modèle, le cou était trop court et les yeux trop dirigés vers le ciel. La plupart des béquilles et exvoto en tous genres qui, durant des années étaient suspendus le long de la roche ont été enlevée. On trouvait que cela faisait un peu cour des miracles. Au fond de la Grotte, à gauche, derrière l’autel, coule la fameuse source. Il est d’usage d’embrasser la pierre d’où suinte l’eau. Devant le site, l’emplacement où se tenait la sainte lors des Apparitions est marquée au sol. L’esplanade a été élargie grâce à un détournement des eaux.

Les légendes autour de la tutte :Lourdes-La_Grotte_avant_les_Apparitions
Quelques ecclésiastiques appuyés par des déclarations loufoques d’archéologues de seconde zone essayèrent d’expliquer la présence de la vierge dans cet endroit lugubre. Elle serait venue d’après le père Fournou, supérieur des Missionnaires, aidé par les explications saugrenues d’un certain archéologue, M de Caumont, purifier de par sa présence, cette grotte à l’histoire lugubre. D’après eux, ce lieu a été contaminé, souillé par des sacrifices humains. La pierre dans la niche des Apparitions, de nature différente de celle de grotte, aurait été « une pierre destinée aux sacrifices en l’honneur d’une divinité païenne, de la déesse Vénus, très probablement. » C’est à la suite de ces affirmations fantaisistes et des rumeurs persistantes qui en découlaient, que l’évêque Mgr Choquet, demanda à Norbert Casteret, d’exploiter la Grotte. Ce qu’il fit le 6 février 1940. La roche ronde de granit que certain disaient venir de Mongolie est un simple bloc erratique fluvio-glaciaire qui abonde dans la région.
N. Casteret fit un rapport complet de son inspection. Il le remit à l’évêque avec le relevé ci-après :

Lourdes-massabielle-casteret

 

Précisions sur les origines de la grotte de Massabielle : On a pu lire vers 1900, à plusieurs reprises, que la grotte de Massabielle avait été dans les temps anciens un temple naturel dédié à Vénus. Il a été même affirmé que dans la cavité où apparut la Vierge, se trouvait une pierre sacrificielle, voire la sculpture d’un dieu adoré par les premiers habitants de la région… Afin de mettre fin à ces divagations, l’évêque de l’époque fit intervenir en 1940, le célèbre spéléologue Norbert Casteret. Après exploration, il constata que la grotte n’avait rien d’une grotte préhistorique, ni protohistorique. C’est une simple cavité calcaire avec un bloc morainique coincé dans un boyau et quelques stalagmites aux formes suggestives. Aucun élément d’habitat ou de présence humaine n’a été détecté.
Cela n’a pas empêché l’Église gallicane, en 1987, de reprendre les élucubrations antérieures en y ajoutant des sacrifices druidiques. Cette démarche qui n’a rien de scientifique, a pourtant été reprise la même année, avec de légères variantes dans une thèse d’État (1) sur les mythes chtoniens (2). Avec, en particulier, ceux des dames blanches ou des fées (hadas) et leur rapprochement avec les lieux de culte de la Vierge, dont Lourdes.
En fait, Massabielle n’a jamais eu cette appellation de grotte aux fées mais plutôt de tute (3) aux cochons. Et jamais l’archéologue Piette n’a fait des recherches en 1880, dans cette cavité. Notre « universitaire » semble confondre cette grotte avec celles dites des Espélugues au-dessus, où la présence humaine a été importante dès le Magdalénien. Cette démarche, par ailleurs peu rationnelle, ne peut que nuire aux naturalistes qui ne connaissent que les faits, rien que les faits. Même Émile Zola dans ses recherches de la vérité n’avait osé émettre de telles hypothèses.
Lire : Bulletin de la Société d‘études des sept vallées, t. 20, 1989. : Touche pas à ma grotte de l’archéologue Jacques Omnès.

(1) I. Gratacos, 1987 Faits et Gestes. Femmes pyrénéennes : un statut social exceptionnel en Europe. Toulouse. Éd. Privat.
(2) Qualificatif pour des divinités infernales.
(3) Petite cavité.

 

Jean Omnès

 

Les Grottes de Bétharram

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Les Grottes de Bétharram



Sur la D152, à 15 km à l’ouest de Lourdes sont à cheval sur les communes de Saint-Pé et de Lestelle-Bétharram

2_-20_Ancienne_affiche_des_Grottes_de_BtarramHistorique : Considérées comme les grottes les plus insolites d’Europe, elles doivent leur notoriété à un Malouin, Léon Ross. Nous sommes en 1888, Ross s’intéresse au monde des grottes. Celles qu’il vient de découvrir grâce à des bergers locaux l’enthousiasment. Elles sont régulièrement visitées par des touristes anglais téméraires, en villégiature à Pau. Notre homme, photographe réputé, est un entrepreneur d’envergure. Il les aménage, forme une équipe de guides, se sert du gave pour y installer une turbine et produire de l’électricité. Cette turbine donnera également de la lumière aux premiers hôtels lourdais, dont le Royal, et à la commune de Saint-Pé qui deviendra l’une des premières villes électrifiées de Bigorre. Dès 1904, les « pèlerins de la nuit » affluent de toute l’Europe via Lourdes. Le fils Albert prend la succession. Il signe un bail avec les communes voisines, leur assurant un revenu substantiel. Il creuse une sortie directe afin d’éviter aux visiteurs de revenir sur leur pas. Edmond, le petit-fils, prend la succession. Cette famille a de la suite dans les idées. Avec près de 300 000 entrées, Bétharram est l'une des grottes les plus fréquentées de France.

Les grottes : Ces grottes exceptionnelles nous offrent par la variété de leurs aspects la clé de la création de la plupart des cavités. Formées sur cinq étages superposés, creusées par une rivière, elles sont reliées entre elles par des puits verticaux qui sont les anciens points faibles du lit qui ont cédé sous la pression. La longueur totale de galeries est de quatre kilomètres. « C’est l’un des plus convaincants exemple de formation des cavernes par agrandissement des cassures du sol et aussi l’enfouissement progressif des eaux au sein des cassures. » E-A Martel La France ignorée.
Le cours d’eau coule maintenant à 80 mètres au-dessous de son lit initial, dans le cinquième étage avant de se précipiter en cascades dans le gave de Pau.

La visite : Venant de Lourdes, laissez votre voiture au parking avant les grottes, une navette va vous amener à l’entrée du site. Vous récupèrerez votre voiture à l’endroit où vous l’avez laissée : c’est la sortie des grottes. Avant 1990, c’était de là que l’on arrivait directement vers le site avec un téléphérique. Il a été supprimé depuis. En saison, évitez de venir l’après-midi si vous ne voulez pas perdre de temps dans les files d’attente. La visite des grottes se fait sur les cinq niveaux creusés au cours des millénaires. On commence par le niveau supérieur, c’est la partie la plus ancienne et la plus riche en concrétions de toutes sortes. Belles formations de marmites, stalactites et stalagmites. De la féerie pure. On descend ensuite vers les étages inférieurs par plus de deux cents marches d’un escalier en fer. Les formations du "Cloître" que l’on peut admirer lors de la descente vers les étages inférieurs évoquent l’art gothique. Un poète local a chanté en vers, ces splendeurs :
Un ange pour chanter la puissance de Dieu
A-t-il créé ces beautés un reflet des cieux ?
Serait-ce Lucifer, qui en infernaux jeux
Pour perdre les âmes, veut séduire les yeux ?
Ou le rêve d’un poète qui s’est réalisé ?
Ou le Palais enchanté de quelque merveilleuse Fée ? »

On atteint le niveau de la rivière transformée en lac, par la construction de barrages. La visite se continue en barque à fond plat, et se termine en petit train électrique. Lorsque l’on aborde la traversé du lac souterrain le plafond de la salle de "l’Enfer" s’élève à 50 mètres de hauteur.

 

Tel 05-62-41-80-04. Fax : 05-62-41-87-25.  http://www.grottes-de-betharram.com  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Ouvert du 25 mars au 25 octobre, tous les jours de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30 ; et du 1er janvier au 25 mars, du lundi au vendredi de 14 h 30 à 16 h. Fermé du 26 octobre au 4 janvier. Durée prévue, environ 1 h 20, comprenant la balade en barque dans la galerie inondée avec des explications sonorisées en neuf langues.

Grand parking ombragé, w.-c., bar avec terrasse, snack et aire de pique-nique. Boutique souvenirs. Les chèques-vacances sont acceptés, mais pas les chiens (compréhensible).

 

Jean Omnès

 

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